Face au durcissement des zones à faibles émissions (ZFE) et aux exigences grandissantes des clients en matière de bilan carbone, la transition énergétique est devenue une priorité pour les entreprises de transport routier. Cependant, passer à l’électrique ou à l’hydrogène représente un investissement colossal en matériel roulant. Heureusement, des solutions intermédiaires d’énergie propre existent pour réduire immédiatement vos émissions de CO2 avec vos véhicules actuels. Monsieurcapa vous aide à y voir clair.
1. Le B100 et le HVO : L’alternative immédiate pour les moteurs diesel
Si vous possédez déjà une flotte de véhicules Euro 6, deux options de biocarburants s’offrent à vous :
Le B100 (100 % Colza français) : Ce carburant d’origine végétale permet d’économiser jusqu’à 60 % de CO2 par rapport au diesel conventionnel. Il nécessite l’installation d’une cuve privative sur votre dépôt et une homologation spécifique des véhicules. De plus, il donne accès à la vignette Crit’Air 1 sur certains modèles.
Le HVO100 (Huile Végétale Hydrotraitée) : Ce carburant de synthèse est directement utilisable (“drop-in”) sans modification majeure de vos moteurs diesel récents. Il réduit les émissions de CO2 de près de 90 % et peut être utilisé de façon flexible en alternance avec le gazole.
2. Le BioGNV : La solution éprouvée pour les parcours régionaux
Le Gaz Naturel Véhicule d’origine renouvelable reste une valeur sûre pour le transport lourd :
Réduction du bruit et de la pollution : En plus de réduire les émissions de CO2 de 80 %, les camions au BioGNV sont particulièrement silencieux, un atout majeur pour les livraisons nocturnes en milieu urbain.
Le réseau de stations : Contrairement aux cuves privatives, le réseau de stations BioGNV s’est fortement développé sur les grands axes routiers.
3. Comment transformer la transition écologique en argument commercial ?
Verdir sa flotte ne doit pas être vu uniquement comme un surcoût, mais comme un formidable levier de différenciation :
Gagner de nouveaux appels d’offres : De plus en plus de grands chargeurs imposent des quotas d’énergie propre à leurs sous-traitants. Proposer une prestation à faible empreinte carbone vous place en tête de liste.
Valoriser le coût total de détention (TCO) : Même si certains biocarburants affichent un prix au litre légèrement supérieur ou nécessitent un équipement spécifique, des aides de l’État, des avantages fiscaux (surprécis) et des tarifs préférentiels négociés avec vos clients permettent de maintenir vos marges.
Anticipez la réglementation pour prendre une longueur d’avance
Attendre l’interdiction définitive du gazole pour réagir est une stratégie risquée. En amorçant dès aujourd’hui la transition énergétique de votre parc avec des carburants alternatifs, vous protégez vos accès aux centres-villes et vous renforcez l’image de marque de votre entreprise.
Le chiffre d’affaires d’un chauffeur VTC est la somme totale des revenus générés par ses services de transport de personnes. Comprendre ce chiffre est essentiel pour différencier le montant brut collecté du revenu net après déduction des charges, telles que les frais d’entretien du véhicule et les commissions des plateformes.
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